Comme dans toutes les cultures du monde, les femmes de Madagascar ne sont pas en reste pour ce qui est de la recherche de la beauté. Si vous sillonnez les routes de l’île du Nord vers le sud ou d’Est en Ouest, vous croiserez surement des femmes parées de couleur sur le visage.
Ce sont ces masques de beauté qui ornent leur visage pratiquement dans leur quotidien. Elles ne les enlèvent que pour des occasions de sortie, de fêtes ou de rassemblement.
Ces couleurs varient du blanc au rouge et pour cela, elles utilisent des morceaux de bois, de coquillages ou même de terre et d’argile mais le plus utilisé est incontestablement le bois de santal malagasy ou le « masonjoany ».
Le masonjoany est bien plus qu’un masque de beauté. Outre ses bienfaits et ses différentes vertus, le bois de santal fait partie des coutumes et de la tradition dans la côte ouest et sud de notre île.
Vers IX siècle les navigateurs arabes visitent épisodiquement l’île de Nosy be  qu’ils nommèrent « Assada » ou « Sada », les Malgaches quant à eux nommaient l’île « Vario Be », les Arabes se ravitaillaient sur l’île et y crée un comptoir  commercial à Mahilaka, avec un mur d’enceinte de 4 mètres de haut vers 900, puis en 1100 les Arabes créent aussi un comptoir à Ambanoro (la ville de Marodoka aujourd’hui) où se situait le premier port de Nosy be, les indiens sont alors venus se fixer à Ambanoro (Marodoka) pour le commerce et c’est à partir de là que les Malagasy ont commencé a utilisé le bois de santal en tant qu’ingrédient pour les crèmes solaires locale, le bois de santal est donc un arbre précieux et un patrimoine que les Indiens nous ont laissé.
De son nom scientifique Santalinamadagascariensis, le bois de santal est un petit arbre qui pousse dans la partie ouest de Madagascar. Originaire d’Asie tropicale, le Masonjoany servait à fabriquer des encens indiens. Il devient de plus en plus demandé dans l’univers cosmétique. C’est un véritable allié pour protéger votre peau contre les rayons UV. Voilà pourquoi pratiquement toutes les femmes des côtes ensoleillées  adoptent le bois du santal au quotidien. Aujourd’hui, on le retrouve même jusque sur les hautes terres.
Le masonjoany se définit aussi comme un accessoire de mode pour les femmes malgaches. Chez les femmes Sakalava, porter le masque masonjoany est une tradition durant les cérémonies. Par ailleurs, vous comprendrez l’importance de ce rituel en visitant Nosy Be, Diego ou Tuléar.
Le masonjoany dispose aussi des propriétés apaisantes, désinfectantes et relaxantes sur la peau. Il retarde l’apparition des rides car il nettoie en profondeur la peau et élimine les toxines du visage. Esthétique, le masque de masonjoany inspire les plus talentueux.
Comment l’utiliser ?
Voici les ingrédients nécessaires pour fabriquer votre propre produit de beauté : un bout de bois de santal, une pierre ou un corail et un peu d’eau. Pour obtenir une pâte bien fluide, il vous suffit de frotter le petit bout de bois contre la pierre. Ajoutez un peu d’eau à votre poudre. Par la suite, vous pouvez l’appliquer sur votre visage.
Ensuite, laissez poser pendant quelques minutes et la couleur changera du jaune brun à presque un blanc pâle. Pour enlever l’ennui d’un tableau sans motif, les femmes Sakalava ont commencé à faire des motifs fleuris. Cette tradition s’est petit à petit exportée vers les autres régions.
Pour reposer votre visage la nuit, il vous suffit de rincer à l’eau tiède. Vous pouvez rincer avec de l’eau tiède.
Vous en trouverez presque partout dans l’île: les marchés locaux, les marchés artisanaux et même dans les supermarché sous forme de poudre en sachet et autres lotions dérivées.

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